Octobre rose a, cette année encore, pour objectif d'inciter les femmes âgées de 50 à 74 ans à participer au programme national de dépistage organisé du cancer du sein...

Particulièrement convaincue par cette cause, mon billet Octobre rose, mois du dépistage organisé du cancer du sein restera "punaisé" en tête de liste de tous mes billets durant tout ce mois d'Octobre...

Dans la majorité des commentaires les femmes sont d'accord pour subir ce dépistage et les hommes les y incitent... certaines (et certains) ayant été (ou sont actuellement) confrontés à la maladie...

Seule Sylvie jette un pavé - et quel pavé ! - dans la mare ! ! ! Voici son commentaire :

"ben faut bien mourir de quelque chose !
et sachant que la guérison n'est pas à 100%, pourquoi souffrir de tous ces traitements pour finalement mourir quand même !  et la finalité de la vie, c'est la mort, que tu te soignes ou pas : donc pas de médecin pour moi, pour rien, même pas pour une analyse, ni pour le coeur, ni pour le diabète !
j'ai discuté de ça avec mon médecin, il me laisse libre de mon choix, sachant qu'il m'a expliqué les risques !
je souhaite juste si j'ai un avc ou crise cardiaque, c'est de l'avoir dans la soirée et que mon époux me trouve morte le matin... je voulais même me tatouer sur le buste : ne pas réanimer, mais en france, les secours passeraient outre... en france, on n'a pas le droit de mourir, et les jeunes n'ont pas le droit de vivre (par manque de travail, d'argent...)"
j'ajoute que je ne veux pas d'une vie de légumes, dans une couche et criant toute la journée, c'est la raison majeure de mon choix de mourir avant d'en arriver là !"

Certes Sylvie, tu es libre de penser et d'agir à ta guise et même à contre-courant... et loin de moi l'idée d'engager une polémique...

Certes, il faut bien mourir de quelque chose...

Certes en cas de soins la guérison n'est pas garantie à 100%...

* Mais je dois te dire que si mon mari avait agi comme tu envisages de le faire... il n'aurait pas connu ses petits-enfants et moi je serai veuve... il a eu un cancer de l'oesophage... diagnostiqué parce qu'il a fait des anlyses en raison d'une fatigue inhabituelle, il a été soigné par radiothérapie et chimiothérapie... ce ne furent pas des parties de plaisir... mais voilà maintenant plus de 10 ans qu'il vit - bien - avec ces mauvais souvenirs ! Il espère bien voir ses petits-enfants grandir... et moi aussi !

* Moins grave, si tu es prise de violentes douleurs dues à un ulcère à l'estomac, une crise d'apendicite ou de calculs biliaire ou rénaux... tu attendras que ça passe ?

* Et encore plus bénin, si tu as des crises de goutte... tu ne prendras pas le médicament qui permet de te soulager puis celui pour les éviter ou tout au moins de les espacer ?

Ce sont 3 questions qui me viennent à l'esprit suite à des expériences très personnelles... mais il y en aurait beaucoup d'autres...

Tout ça pour dire que je ne partage une opinion aussi tranchée que la tienne... par contre mourir en dormant... le rêve ! ! ! Mais que de remords et quel sentiment de culpabilité de celui (ou celle) qui te découvre et qui se reprochera toujours de n'avoir pas été là pour t'aider à revenir... ou à passer le cap !

Quant à "la vie de légume" du 3ème ou 4ème âge... certes c'est une réalité pour certain(e)s, mais il y a aussi tant et tant d'octogénaires, nonagénaires et centenaires qui "pètent le feu" que ça vaut le coup d'essayer d'y arriver, non ?

Un exemple...

et aussi...

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(Si vous ne la connaissez pas... clic sur la photo !)